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Hugo Barbet, Quentin Depehi et Baptiste Roux sont prêts à tous les sacrifices pour aller au bout de leur rêve qui est de devenir footballeur professionnel.

Soumis à un rythme soutenu mêlant foot et études notamment, Hugo Barbet, Quentin Depehi, Baptiste Roux et les footballeurs de l’Akademi n’ont que très peu de répit. Mais, pour rien au monde, ils ne renonceraient à leurs sacrifices, eux qui, chaque jour, s’approchent un peu plus de leur rêve : embrasser une carrière de joueur professionnel.
7 h. Le réveil d’Hugo Barbet sonne dans sa chambre d’internat du lycée Notre-Dame. Une petite toilette, un bon déjeuner et direction le lycée où le gardien des U17 enchaîne les heures de cours avant de retrouver l’Akademi pour la séance d’entraînement quotidienne. Et entre foot, études, vie en communauté et éloignement de la famille, la vie des jeunes footballeurs d’En Avant demande constamment des sacrifices.

« Tout arrêter, ce serait bête »

C’est donc par amour pour le rectangle vert qu’Hugo Barbet, Quentin Depehi, Baptiste Roux et leurs camarades s’accrochent à ce qui pourrait être les prémices d’une carrière de footballeur professionnel. Et s’ils bénéficient d’un emploi du temps aménagé, les jeunes Guingampais font face à des journées bien chargées. Qui s’avèrent parfois difficile à gérer. « Je suis le seul joueur de ma classe, donc c’est compliqué de récupérer les cours », confie Baptiste Roux, étudiant en première année de licence de biologie à l’UCO de Guingamp. Qu’importe, le milieu de terrain des U19 se démène pour être d’attaque. Même si, de temps en temps, la fatigue se fait sentir. « Quand j’enchaîne l’école et le foot, j’ai parfois l’impression d’être nul au foot, de n’y avoir jamais joué. Et pour rigoler, je dis que je vais tout arrêter, mais ce serait bête de le faire ».

 

À l’internat ou au foyer des jeunes travailleurs

Ce jonglage foot-études, Quentin Depehi en est totalement déchargé voilà plus de six mois. « Depuis que j’ai eu mon bac pro commerce au mois de juin, je ne me consacre qu’au foot », savoure l’attaquant débarqué au sein de la réserve de Guingamp l’été dernier en provenance du Toulouse FC. Lui qui, en arrivant dans les Côtes-d’Armor, a troqué la vie en internat pour son indépendance. Une tendance bien rare chez les jeunes pousses d’En Avant, pour la plupart mineures et logées en internat ou au foyer des jeunes travailleurs. À l’image d’Hugo Barbet, qui apprécie cette vie en communauté. « Ça permet de développer des affinités », assure le Vendéen d’origine.

« Le plus dur c’est pour nos familles »

L’éloignement avec les proches, lui, est parfois plus difficile à vivre. « Ma famille habite à Paris et à La Réunion, explique Quentin Depehi. Au début c’est difficile, mais on s’y fait ». Un sentiment partagé par Baptiste Roux. « On s’est habitué, mais on est content de rentrer chez nous aussi ». Finalement, « le plus dur c’est pour nos familles », clament les trois hommes à l’unisson. Car malgré les sacrifices que nécessite la vie de footballeur dans un centre de formation comme l’Akademi d’En Avant, Hugo Barbet, Quentin Depehi, Baptiste Roux et les jeunes Guingampais s’approchent pas à pas de leur rêve : signer un contrat professionnel.

Le Télégramme, le 28 février 2018, article de Gaëtan Pinel.