art 6

Yvon Quéromès tient le chèque de 1 800 € qui finance une partie du voyage en Pologne. Gildas Connan et Hélène Bourdon (à gauche) accompagneront les élèves ainsi que Patrice Bensa.

Trois professeurs et 38 élèves de Notre-Dame s’envoleront pour Cracovie, le 17 avril. L’an dernier, un voyage culturel a permis au lycée d’obtenir une aide financière de 1 800 €.

L’usine d’Oskar Schindler, les camps d’Auschwitz et Birkenau ou encore le musée Czartoryski. La ville de Cracovie, autrefois capitale de la Pologne, regorge de sites culturels. Une destination choisie par le lycée Notre-Dame depuis quatre ans, afin de permettre aux élèves de découvrir des lieux marquants de l’Histoire.

L’an dernier, les élèves de Première ont fait plus qu’un simple voyage. En plus de la Pologne, ils ont visité la nécropole de Notre-Dame-de-Lorette, dans les Hauts-de-France. Puis, ils ont rendu un récit de leur séjour à la fédération Maginot. Celle-ci encourage les visites d’élèves sur des hauts lieux historiques rappelant les conflits et subventionne les meilleurs projets pédagogiques.

Un récit du séjour à rédiger

Les élèves de Première, en classe européenne, peuvent remercier leurs aînés. Car l’an passé, leur récit a permis au lycée Notre-Dame de recevoir un chèque de 1 800 €, destiné à payer une partie du voyage en Pologne. « Chacun devra financer le transport et l’argent sera redistribué aux familles », précise le chef d’établissement, Yvon Quéromès.

Au total, ils seront 38 élèves sur 65 à partir du 17 au 24 avril. « Une vingtaine d’autres partent en Norvège », souligne Gildas Connan, professeur d’Histoire en section européenne anglais (SEA).

Après la visite du Mémorial de Caen, en octobre dernier, c’est donc de nouveaux lieux historiques liés à la Seconde Guerre mondiale que les élèves vont découvrir. Un thème largement abordé dans le programme scolaire des lycéens. « Il y aura une rencontre avec des élèves du lycée 28 de Cracovie, indique Hélène Bourdon, professeure d’Histoire. Quelques-uns nous accompagneront sur certaines visites. »

Des visites où l’émotion promet d’être au rendez-vous, dans les camps de concentration. « La fédération est attachée à la mémoire de la Seconde Guerre mondiale. Elle veut qu’il y ait une transmission, que ce soit en Normandie, à Verdun ou en Pologne. En échange du prix, elle attend un récit sur le vécu, un ressenti. » Les élèves devront donc à leur tour écrire quelques pages. Avec l’infime espoir de faire aussi bien que leurs aînés. – Yann CLOCHARD.

Ouesst france