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Ce mardi 10 novembre, les lycéens de Première et Terminale Economique & Sociale du Lycée Notre-Dame de Guingamp ont réfléchi au lien entre culture et économie.

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Point d’appui : l’association « Produit en Bretagne », au logo bien connu des consommateurs de tout l’hexagone, regroupe, sur les 5 départements de la Bretagne traditionnelle, environ 370 entreprises productrices ou distributrices de tous types de produits ; celles-ci s’engagent pour le développement économique et culturel de la Bretagne en contribuant, dans un esprit d’éthique et de solidarité, au développement de l’emploi dans les entreprises sur notre territoire, à travers la dynamique économique et culturelle de la Bretagne.

Son Directeur, Mr Malo Bouëssel du Bourg, a mené l’échange de façon pédagogique.

Il nous a par exemple montré que la langue bretonne, malgré un nombre de locuteurs jusque là en baisse, fait néanmoins preuve d’une étonnante vitalité grâce au soutien affirmé de la population, et d’une visibilité accrue depuis quelques années. Les regards ont changé, et le breton est devenu un signe de ralliement que le monde économique ignore de moins en moins. La culture bretonne dans sa globalité a le vent en poupe, car elle bénéficie d’une image positive et consensuelle.

Economie et culture ont en effet un destin lié. En effet, ce vecteur d’identité est aussi un vecteur à long terme d’authenticité et de qualité, qui ne servira pas uniquement pour le packaging : de plus en plus d’emplois sont basés sur cette langue ; la recherche d’harmonie avec le territoire de l’entreprise est devenue prégnante ; les consommateurs et donc les distributeurs rechercheront des liens plus conviviaux avec les producteurs, et passeront donc davantage par une dimension culturelle moins neutre.

Mr Bouëssel du Bourg fait ainsi remarquer que les bas prix ne font donc plus tout : nos achats doivent refléter le monde qui va avec, car en achetant, le consommateur veut aussi « acheter de la Bretagne » telle qu’il l’aime… Il ne faudra donc pas négliger ce besoin même bien loin de la Bretagne (Paris, Allemagne, Italie, etc…), qu’il s’agisse de développement commercial, de promotion de notre image, de promotion de la culture, de relations inter-entreprises, non comme autarcie mais comme tremplin vers l’ouverture…

Regarder autour de soi pour commencer : les dimensions économiques liées par exemple au bénéfice, sociales liées à l’emploi, environnementales liées par exemple à la recherche de circuits plus courts, et culturelles sont devenues fusionnelles. Producteurs, distributeurs et consommateurs semblent devenus plus dépendants les uns des autres : nos choix d’achats font nos emplois.

Christian Le Lay, professeur de Sciences économiques