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Solenn Quelen, Marion Guillou et Christelle Rué, trois anciennes élèves et
exemples de réussite pour les étudiants du BTS de Notre-Dame.

Publié le 05/10/2018

 

Les BTS de Notre-Dame ont reçu les témoignages de quatre cheffes d’entreprise autour de la thématique du management par et avec les femmes. Est-il différent du masculin ?

Chaque année, le responsable du BTS de Notre-Dame, Marc Duval, se creuse la tête pour trouver de nouveaux thèmes dont débattre avec ses élèves, en management des unités commerciales.

« Il s’est rendu compte que, souvent, on faisait appel à des messieurs pour qu’ils témoignent de leur expérience, sourit Danielle Le Gall, professeur d’économie et gestion, mais assez peu

de femmes. Donc, cette année, pour changer, on a choisi la thématique du management au féminin. Un sujet d’actualité. »

« Le management n’a pas de sexe »

Mardi 2 octobre, dans les salons du Roudourou, quatre cheffes d’entreprise, anciennes élèves de l’établissement, ont présenté à deux promotions leur parcours, et leur vision du masculin et du féminin dans le management. Pour Christelle Rué, à la tête de 130 collaborateurs et 5 magasins Intersport de la région nantaise, l’équation est simple : « Le management n’a pas de sexe. Quand je recrute, je ne cherche pas un homme ou une femme, mais un potentiel, un futur responsable. Nous avions recruté une hôtesse de caisse, à Savenay… elle manage aujourd’hui 14 personnes. Sur 31 postes à responsabilité, chez nous, il y a 14 hommes et 17 femmes, dont 9 mamans ».

Les étudiants de première et deuxième année du BTS management des unités commerciales ont bénéficié des conseils de quatre managers.

Pour elle, les notions maladroitement prêtées aux hommes (ambition, stature, confiance en soi…) ou aux femmes (rondeur, multitâches, bienveillance, organisation) sont sans fondement.

 

« Ne pas mettre dans des cases »

Un constat partagé par Servane Desplat Le Graët, ancienne directrice générale de Celtigel, alors à la tête de 230 personnes, qui déteste « que l’on mette des gens dans des cases. Je suis féministe, bien sûr, mais pas non plus au détriment des hommes. De toute façon, nous devons travailler ensemble. Le manager de demain devra être complet : piloter, organiser, cadrer, trancher, dire non, être leader, être un coach, développer les compétences des autres… C’est cela qui compte ».

 

« L’arrivée d’un enfant n’est pas simple »

Servane Desplat Le Graët a, quand même, un message particulier à délivrer aux étudiantes du BTS : « En tant que femme, l’arrivée d’un enfant n’est certes, pas simple à gérer avec le travail. Pour moi, directrice générale, cela a été deux enfants d’un coup. On y arrive, on peut tout faire et c’est fabuleux à vivre… Mais on ne peut pas être parfaite, acceptez-le ».

Servane Desplat Le Graët a été à la tête de 230 personnes, en tant que directrice générale.

 

« Elles se battent plus qu’eux »

Marion Guillou, manager de développement dans le secteur médical (Isis medical), puis Solenn Quelen, responsable de secteur à Interaction, ont ensuite fait état de leurs parcours. De son côté, la professeure Danielle Le Gall voit, quand même, une différence entre les femmes et les hommes dans le domaine du management : « Souvent, elles ont dû se battre plus qu’eux pour atteindre de hauts postes. Je pense que cela les rend plus fortes ». Pour les élèves du BTS de Notre-Dame, de la génération née en 2000, le débat n’aura, peut-être, bientôt plus à être posé.

Ouest France