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Neuf élèves de première scientifique du lycée Notre-Dame se passionnent
à décortiquer la Seconde Guerre mondiale.

Neuf élèves de première du lycée Notre-Dame ont notamment visité le Mémorial de la Shoah et procédé au ravivage de la Flamme sous l’Arc de Triomphe, il y a une dizaine de jours. Une démarche historienne qu’ils vont poursuivre au Concours national de la Résistance et de la Déportation.

« Connaître la nature humaine, savoir comment les populations de l’époque l’ont vécue, quelles étaient leurs idéologies, ce qu’ils voulaient… » Tant d’interrogations autour de la Seconde Guerre mondiale qui ont valu à Mathis et à huit de ses camarades de première scientifique du lycée Notre-Dame une excursion à Paris, le 21 janvier. Une démarche succédant à la visite du Mémorial de Caen par l’ensemble des élèves de première, en octobre. Accompagnés d’Hélène Bourdon et de Séverine Chicault, respectivement professeures d’histoire-géographie et de philosophie, ces neuf lycéens ont ainsi découvert le Mémorial de la Shoah. « Il y a toute une salle

consacrée aux photos des déportés. J’étais vraiment choquée. Il y avait des bébés, des enfants… C’est horrible », avoue Anna. « Personnellement, j’étais presque plus choqué par le mur où sont inscrits les noms des déportés », confie Pierre.

 

Panthéon, Assemblée nationale, tombe du Soldat inconnu

S’ils se sont également rendus au Panthéon et à l’Assemblée nationale où ils ont été reçus par le député Yannick Kerlogot, ces jeunes historiens en herbe sont ensuite devenus acteurs de la mémoire. Et ce, par le ravivage de la Flamme sous l’Arc de Triomphe. Titouan, le glaive à la main devant le tombeau du Soldat inconnu, raconte. « Il y a tout un protocole avec des drapeaux et de la musique. Différents groupes viennent se recueillir devant la tombe du Soldat inconnu et ça se termine par le ravivage de la Flamme et le chant de la Marseillaise. Quand on pénètre dans le rectangle où se trouve la tombe pour poser une fleur, c’est le moment le plus marquant ». Une expérience leur permettant notamment de réfléchir quant à la dualité entre le bien et le mal.

 

Au Concours national de la Résistance et de la Déportation

Leur périple, ils l’ont intitulé « Des élèves et des citoyens en devenir : des témoins pour l’Humanité ». Et, fin mars, ils participeront au Concours national de la Résistance et de la Déportation. « Ça permet de ne pas sombrer dans l’oubli », souligne Mathis. Orienté autour du thème « Répressions et déportations en France et en Europe, 1939-1945 », le concours verra les neuf lycéens guingampais « élaborer une réflexion argumentée et en groupe sur le sujet. Et en individuel, ils auront un devoir sur table de trois heures », explique Hélène Bourdon. Une ultime étape dans ce projet constituant à « les former à être citoyen ».

Le Télégramme 01/02/2019