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Youna et Lucas commencent la présentation de leur panneau : nous avons cherché dans les manuels et avons découvert que les Trente Glorieuses sont celles où la France a produit le plus de 1945 à 1975. Des ouvriers ont travaillé, principalement dans le bâtiment, sur des chaînes de montage, ils habitaient pour certains, dans des bidonvilles, dans des HLM. Ces ouvriers venaient principalement du Maghreb – principalement d’Algérie, du Portugal, d’Afrique noire. La France recherchait de la main d’oeuvre car elle en manquait, en cette période de plein emploi.

Axel, Mattheo et Louis présentent leur panneau sur la société de consommation : la France a alors beaucoup produit et acheté des biens de consommation, par exemple de la marque Moulinex (on remarque le développement de la publicité, la naissance des centres commerciaux). On a mis une chanson de Boris Vian intitulée « la complainte du progrès » et une sculpture de Duane Hanson représentant une femme poussant un caddie rempli de courses.

Agathe, Titouan et Alix expliquent que Mai 1968 correspond à des jeunes qui manifestent à Paris, qui dénoncent les inégalités sociales et le manque de liberté. Ils sont rejoints par des ouvriers, on observe une grève générale. Le 15 mai, les jeunes se réunissent à l’Ecole des Beaux-Arts pour organiser un atelier populaire où ils réalisent des caricatures anti-De Gaulle, des affiches qu’ils vont placarder dans les rues. Les revendications portent sur la liberté sexuelle, le droit à l’avortement, le rejet du capitalisme et de la société de consommation. Des slogans soixanthuitards sont restés célèbres : « sois jeune et tais-toi », « sous les pavés, la plage », « CRS SS »…

Camille et Maelys nous expliquent : on a travaillé sur les actions pour l’égalité des immigrés et de leurs enfants, car ceux-ci vivaient dans des conditions difficiles. Des manifestations pacifiques ont eu lieu, telle la marche des beurs contre les discriminations, le racisme, les inégalités (octobre – décembre 1983). L’association SOS racisme a été fondée en 1984 suite à cette marche et son slogan était « touche pas à mon pote », notamment en réaction au Front national, mais aussi suite à des événements anciens telle la manifestation pacifique du 17 octobre 1961 réprimée par la police française (entre 150 et 200 travailleurs algériens noyés dans la Seine). L’immigration officielle a été stoppée en 1974, époque des chocs pétroliers, néanmoins le regroupement familial a permis aux hommes immigrés de vivre avec leur famille qui pouvait légalement les rejoindre.

Eloïse et Klervi ont travaillé sur le chômage de masse -à la fin des Trente Glorieuses, le chômage commence, auquel il y a eu des réponses civiles et étatiques : d’une part, les Restos du coeur (1985) créés par Coluche « aujourd’hui, on n’a plus l’droit, ni d’avoir faim ni d’avoir froid… », d’autre part le RMI (revenu minimum d’insertion = allocation garantissant un revenu aux personnes les plus démunies, créé par le gouvernement socialiste en 1988 et ancêtre de l’actuel RSA).

Léonie et Marie présentent leur panneau sur Simone Veil, ancienne déportée, qui a été violée dans les camps. Elle est la première femme ministre d’Etat en 1973 et est à la base de la loi sur la légalisation de l’IVG (interruption volontaire de grossesse). Depuis 1982, l’avortement est remboursé par la sécurité sociale.

Marie et Annaëlle ont travaillé sur le manifeste des 343 et Gisèle Halimi qui ont oeuvré pour la légalisation de l’IVG. Gisèle Halimi, avocate, a défendu une fille et sa mère, inculpée pour avoir organisé l’avortement clandestin de le jeune fille qui avait été violée. Par solidarité, 343 femmes ont signé une déclaration dans la presse signalant qu’elles avaient eu recours à des « faiseuses d’ange ».

Lola, Sarah et Audrey parlent du MLF (mouvement de libération des femmes) fondé en 1970, qui militait principalement pour la contraception et l’IVG, contre la misogynie. Les participantes organisaient des manifestations, témoignaient. En août 1970, elles déposent une gerbe sur la tombe du soldat inconnu, pour sa femme, déclarant : « Il y a plus inconnu que le soldat inconnu : sa femme ! »

Alexandra et Eve abordent l’alternance avec l’arrivée au pouvoir de la gauche en 1981 (élection du socialiste François Mitterrand). Lors du 2e mandat, un premier ministre de droite, Jacques Chirac, est nommé car il est le chef de la majorité des députés élus à l’assemblée nationale, on parle de cohabitation. Le symbole du PS est une rose. Edith Cresson a été durant la présidence de Mitterrand, la première femme premier ministre. Les principales réformes sont : cinquième semaines de congés payés, la semaine de 39 heures, la retraite à 60 ans ; les radios libres ; le RMI ; l’abolition de la peine de mort.

Luc, Antonin et Marceau présentent leur panneau sur l’abolition de la peine de mort advenue le 18 septembre 1981, à 363 voix contre 117 à l’Assemblée nationale. Elle est issue d’un projet de loi de Robert Badinter (avocat, ministre de la justice de 1981 à 1986, puis président du conseil constitutionnel jusqu’en 1995). La Une de Libération du 17 septembre donne à voir un jeu de mots : « Peine de mort pour la guillotine ». Christian Ranucci a été accusé d’un meurtre et guillotiné le 28 juillet 1976, or des doutes subsistent.

Elouan, Mayar et Yaël expliquent que les radios libres sont issues des radios clandestines qui émettaient dans les années 1970.  Ces radios revendiquent la liberté d’expression, la fin des monopoles d’état sur les médias publics, renforcé sous De Gaulle. Ces radios, autorisées en 1982 sous la présidence de Mitterrand, peuvent diffuser librement sans diffusion publicitaire. La première est « Radio Lozère ».  L’Etat garantit désormais le pluralisme des médias par des subventions publiques. Le câble et le satellite, dans les années 90, entraînent une multiplication des chaînes de radio et télévision.