La guerre 1914-1918 a commencé par l’attentat de Sarajevo par un nationaliste de la Serbie en empire Austro Hongrois. Après ça l’empire déclara la guerre à la Serbie mais comme celle-ci faisait partie de la triple entente (Russie, Angleterre, France), la Russie déclara la guerre a celui-ci. Mais comme l’empire Austro Hongrois faisait partie de la triple alliance (Allemagne, Empire Ottoman et Empire Austo Hongrois) l’empire Ottoman et l’Allemagne déclarèrent la guerre à la Russie et donc la France et l’Angleterre déclarèrent la guerre à l’Allemagne. Ainsi débuta la première guerre mondiale. L’une des plus célèbres batailles de cette première guerre fut la bataille de Verdun .

Présentation : la Bataille de Verdun

Le 21 février 1916, à 7h30, un déluge de feu s’abat sur les forts de Verdun et sur les tranchées où sont tapies trois divisions françaises. Déclenchée par l’état-major allemand, la bataille de Verdun a pour but de « saigner à blanc » l’armée française. 300 jours et 300 nuits de combats acharnés et effroyables. 26.000.000 d’obus tirés par les artilleries soit 6 obus au m2, des milliers de corps déchiquetés, environ 300.000 soldats français et allemands portés disparus. Si les Allemands ont choisit Verdun comme lieue de bataille, c’est parce que cette région est mal défendue. Les tranchées ne sont pas entretenues et les canons des forts ont été démontés. L’infanterie allemande se lance à l’assaut à 16h00. Les lignes françaises sont détruites, mais il reste des abris de défense. Trois corps d’armée française, le 20ème, le 13ème et le 1er sont envoyés à Verdun et ils arrivent à partir du 25 février. Le général Joffre décide d’envoyer à Verdun l’état-major de la II ème armée du général Philippe Pétain. Les Allemand s’emparent du fort de Douaumont, le fort le plus important de la région. Pétain ralentit le repli des unités sur la Woëvre (La Woëvre est une région naturelle du nord-est de la France, située dans la région Lorraine), afin que les Allemands ne puissent installer leurs batteries d’artillerie pour pilonner Verdun et il organise le soutient logistique par la route départementale de Bar-le-Duc à Verdun, qui devient la Voie sacrée. Puis c’est une suite d’attaques contre-attaques pour prendre possessions des hauteurs et des forts. Pour le haut-commandement allemand, la prise de Verdun devient un objectif en soi, autant que la destruction d’une grande partie des troupes françaises. Le terrain de Verdun est devenu lunaire.

Les tranchées n’existent presque plus et les forêts ont été rasées par les tirs de l’artillerie. Le 2 mai, Nivelle charge le général Mangin d’une attaque pour reprendre le fort de Douaumont. Elle a lieu le 22 mai. Un bataillon parvient sur les superstructures du fort mais le 23 les Allemands repoussent les Français. Les Allemands visent les forts français et cherchent à s’approcher de la ville de Verdun. Le premier objectif est le fort de Vaux. Le 2 juin 1916, les Allemands avancent, sous couvert d’un fort bombardement. Le fort de Vaux doit se rendre le 7 juin, faute de vivres et d’eau. L’objectif des Allemands est la prise de Verdun. Pour cela ils utilisent les obus à gaz sur les défenses françaises dans le secteur du fort de Souville, le dernier fort avant Verdun. Les Allemands lancent un assaut massif le 11 et 12 juillet mais ils échouent à 400 mètres du fort. L’armée française lance une contre attaque début août et reprend un peu de terrain aux Allemands. Après cette attaque, c’est la même situation entre les deux armées, guerre de positions, on s’enterre dans les tranchées et on lance quelques attaques, contre-attaques. Le 24 octobre, le général Nivelle, lance une attaque de grande envergure pour reprendre les forts de Douaumont et de Vaux. C’est une victoire, Douaumont est reprit le 25 octobre, Vaux le 3 novembre.  Les Français attaque une nouvelle fois le 15 décembre. Ils préparent le terrain en arrosant pendant 2 heures, avec des obus à gaz et gros calibres, les positions allemandes. Les Allemands sont bousculés et il se replis. C’est la dernière bataille.

Description des tranchées.

Pendant cette guerre les soldats pour se protéger sur les champs de bataille ont recourt au creusement de tranchées. Le fond de la tranchée est en terre, si bien que quand il pleut cela devient vite un bourbier. Dans certaines tranchées une banquette de tir est aménagée toujours en terre. Au-dessus, on trouve le remblai fait avec la terre des tranchées ou des sacs de terre. Il peut y avoir aussi une palissade en bois.

Au-delà de la tranchée, un réseau  de fils de fer barbelé protège les hommes contre les soldats adverses. Des échelles sont disposées ça et là pour pouvoir sortir de la tranchée en cas d’assaut. A certaines extrémités se trouvent des abris en bois qui sert de quartier général pour le commandant de la tranchée .

L’armement des soldats pendant la bataille

Contrairement aux Anglais et aux Français, les Allemands ont tenu compte des enseignements de la guerre Russo-Japonaise de 1904. Pendant ce conflit, les mortiers lourds japonais prirent une part active lors de la prise de Port Arthur. Et bien avant la première guerre mondiale, les Allemands poussèrent leurs recherches dans le domaine des armes à tir courbe si bien qu’au déclenchement des hostilités, plusieurs modèles de mortiers existaient à l’état de prototypes et certains étaient même déjà disponibles. Les trois modèles 250 mm, 170 mm et 76 mm assez similaires de conception équipèrent en nombre l’armée allemande jusqu’en 1918.

Au printemps 1916 le nombre de compagnies de Minenwerfers fut doublé et des bataillons spéciaux de Minenwerfers furent également formés.

Caracteristiques du mortier : calibres 76 mm, 170mm, 250mm. Portée maximale 1300 m. Portée minimale 300 m. Poids du canon (sans les roues) 163 kg. Poids du projectile 4,5 kg.

D’autres canons étaient utilisés dans les guerres de tranchées, comme le canon de 58 mm ou « Crapouillot ». Ce canon a été relativement peu utilisé sur le champ de bataille de Verdun en raison des difficultés de la mise en batterie de l’engin et du poids de ses projectiles. Les « Crapouillots » étaient de plus relativement facile à repérer en terrain découvert.

D’autre part, une autre arme était très utilisée. Le gaz le plus connu et peut-être le plus efficace de la Première Guerre mondiale fut le gaz moutarde, un agent vésicant (c’est à dire un produit chimique qui à la propriété d’irriter gravement la peau, les yeux et les muqueuses en particulier les voies respiratoires de manière irréversible) et introduit par l’Allemagne. Les Allemands identifiaient les fûts de gaz moutarde par la couleur jaune. Ils nommèrent donc le nouveau gaz, « croix jaune ». Les Français l’appelèrent ypérite .

Le gaz moutarde n’était pas un agent réellement mortel (bien qu’à hautes doses, il le soit) mais était utilisé pour harceler et handicaper l’ennemi tout en polluant le champ de bataille. Le gaz moutarde étant plus lourd que l’air, il stagnait au niveau du sol comme un liquide huileux de couleur jaunâtre. Une fois dans le sol, il restait actif pendant des jours, des semaines voire des mois selon les conditions météorologiques.

La peau des victimes du gaz moutarde se couvrait de cloques, leurs yeux étaient très irrités et elles commençaient à vomir. Le gaz causait des hémorragies externes et internes et détruisait les tissus pulmonaires. Cela causait des douleurs abominables aux soldats qui se noyaient littéralement du fait des liquides présents dans les bronches. Les patients mettaient généralement quatre à cinq semaines pour mourir.Une infirmière, Vera Brittain, écrivit : « Je souhaite que les personnes qui parlent de continuer cette guerre quel qu’en soit le prix puissent voir les soldats souffrant du gaz moutarde. De larges cloques jaunâtres, des yeux fermés aux paupières collantes et collées ensembles, se battant pour chaque bouffée d’air, murmurant que leur gorge se fermait et qu’ils savaient qu’ils allaient étouffer». Malheureusement, aucun équipement n’était vraiment efficace contre ce gaz. La seule protection était le masque à gaz.

Les conditions de vie pendant la bataille de Verdun

Trous d’obus aménagés et reliés par des fossés creusés par les soldats, les tranchées étaient le théâtre de l’horreur. Le combat est de tous les instants et la mort est partout. Le soldat n’a pas une minute de repos. Il faut veiller sans cesse, la nuit surtout et travailler, car la tranchée est constamment bouleversée par les tirs ennemis. Il faut assurer le ravitaillement, c’est-à-dire aller loin, très loin, sous la pluie d’obus, chercher de quoi se nourrir. Les soldats vivent dans un enfer, ils dorment à même le sol, patauge dans la boue, mange froid quand ils le peuvent, pas de sanitaires et une odeur suffocante des morts que l’on ne peut pas aller chercher et qui pourrissent sur place. Il y a aussi la peste du Poilu: les poux. Il y a aussi la peur d’être enseveli vivant lors d’un bombardement. La soif, la faim, la stagnation dans la boue, l’angoisse de la mort qui rôde, l’atroce fatigue, l’extrême nervosité, le tonnerre des artilleries, parfois les gaz, les hurlements des blessés, la lente agonie des mourants, le spectacle d’une indicible horreur, tout cela c’est la vie quotidienne des soldats. Malgré la peur, les poux, les rats, la boue et le froid, elles étaient aussi un monde de camaraderie, d’une solidarité sans faille entre soldats d’une même unité qui trouvaient le réconfort dans les plaisanteries, les chansons ou les lettres écrites à leurs familles.

 La tenue des soldats pendant la bataille de Verdun

A la mobilisation, l’uniforme français en vigueur est totalement dépassé pour la guerre moderne. Les soldats sont affublés d’un képi et d’un pantalon rouge garance qui fait d’eux des cibles idéales pour la mitraille allemande, et leurs équipements sont inconfortables, archaïque et inadaptés.  Cependant, depuis le 9 juillet 1914, la France a voté le changement de la couleur de l’uniforme par un drap tricolore formé de 60% de laine bleu, 30% de laine garance et 10% de laine blanche (nuance tirant légèrement sur le violacé). Cependant il est trop tard, la mobilisation générale est ordonnée le 2 août et aucune mesure n’est encore entreprise pour réformer l’uniformes.

Au fil du temps l’uniforme change beaucoup : plus de pantalon rouge mais remplacer par un pantalon bleu. La tenue de l’armée est maintenant bien harmonisé. Le second semestre 1915 voit également l’arrivée d’un élément très important dans la silhouette du soldat, le casque d’acier « Adrian ». Cet ajout a été rendu indispensable par l’augmentation dramatique des blessures à la tête et attisé par l’exemple de l’Allemagne qui vient d’instaurer le casque lourd dans son armée.

En 1916 l’armée française apporte beaucoup moins de modifications le casque « Adrian » a été changé pour le rendre moins brillant car avec le recul avait défaut d’accentuer les blessures à la tête car souvent sale. Cette modification donne naissance au Adrian 2ème type et ceux qui avait le premier type devait le repeindre avec une peinture plus mate.

La capote a été changé redevient à double boutonnage (capote « capote croisée ») pour mieux protéger la poitrine et remédier a de nombreux cas de tuberculoses. Ses collets deviennent de formes losange

Image 18 EPI LD + TLImage 1 EPI LD + TLImage 2 EPI LD + TLImage 3 EPI LD + TLImage 4 EPI LD + TLImage 5 EPI LD + TLImage 5 EPI LD + TLImage 6 EPI LD + TLImage 7 EPI LD + TLImage 8 EPI LD + TLImage 9 EPI LD + TLImage 10 EPI LD + TLImage 11 EPI LD + TLImage 12 EPI LD + TLImage 13 EPI LD + TLImage 15 EPI LD + TLImage 16 EPI LD + TLImage 17 EPI LD + TLBilan de la bataille de Verdun

La bataille de 1916 a fait plus de 700.000 victimes : 306.000 tués et disparus (dont 163.000 Français et 143.000 Allemands), environ 406.000 blessés (dont 216.000 Français et 190.000 Allemands). Parmi les chiffres les plus divers et les plus excessifs cités à propos des pertes de Verdun, c’est ce qui, en ordre de grandeur, paraît le plus proche de la réalité… Cette bataille (destinée à « saigner à blanc l’armée française ») a finalement coûté des pertes quasiment identiques dans les deux armées adverses. 30 millions d’obus allemands et 23 millions d’obus français de tous calibres sont tombés sur quelques dizaines de kilomètres carrés. Chaque jour du côté français, une moyenne de 100 000 projectiles labouraient le champ de bataille ; les jours d’attaque, ce chiffre était doublé (lors de l’offensive du 24 octobre 1916, l’artillerie française a tiré 240.000 projectiles).

Sur le champ de bataille, autour de Verdun, neuf villages furent détruits: Beaumont, Bezonvaux, Cumières, Douaumont, Fleury, Haumont, Louvemont, Ornes, Vaux.

Mais cette bataille joua un rôle décisif dans la victoire finale dans la mesure où les Allemands, ayant connu un échec dans leur tentative de percer le front à Verdun, se sont alors lancés dans la guerre sous-marine provoquant ainsi l’entrée en guerre des Etats-Unis ; ce qui modifia le rapport de force en faveur des Alliés.

A l’Armistice de 1918, l’évêque de Verdun, Monseigneur GINISTY et le général VALANTIN, gouverneur de Verdun, parcourent l’ancien champ de bataille et remarquent de nombreux ossements de soldats tombés en 1916.

Ils ont alors l’idée de rassembler tous ces ossements en un lieu unique. Un monument du souvenir et une nécropole contenant à la fois les restes des combattants inconnus et les tombes des soldats enterrés durant la bataille de Verdun. Un lieu sacré permettant à toutes les familles de venir se recueillir et prier pour leurs défunts. Cet emplacement est choisi sur la commune de Fleury. Dès 1919, une  » baraque  » en bois est construite sur la crête de Thiaumont afin de commencer le rassemblement des ossements et servir ainsi d’Ossuaire temporaire.

Cette bataille franco-allemande (où furent engagées d’importantes forces coloniales), a été en définitive non seulement une bataille de France importante, mais bien la bataille de la France, puisque près des 3/4 de l’armée française ont combattu à Verdun.

De ce fait, elle est devenue d’emblée, dans la conscience nationale, le symbole de la Grande Guerre qu’elle résume et dont elle marque à la fois le sommet et le tournant. La ville de Verdun devenant son lieu de mémoire éminemment symbolique.

Lucas Dewals, Titouan Lissilour, 3F