réponse au brouillard

Les Premières L bénéficient d’un dispositif particulier : un parcours d’éducation artistique et culturel qui va les amener à réaliser un film documentaire.

Notre projet interdisciplinaire est en lien avec Nantes

Nous avons un projet, celui de réaliser un documentaire à propos de Jim Europe. Nous, les premières L, pourrons approfondir nos connaissances grâce à notre séjour à Nantes et également avec à l’aide de nos professeurs Mesdames Macquart et Salaun, Madame Chassan, Messieurs Gauden et Heme et Madame Chicault. Nantes, où nous nous rendrons trois jours en novembre, a un rapport avec Jim Europe, c’est un ancien port négrier où ce personnage, Afro-Américain et donc descendant d’esclaves, a donné un concert avec son style de musique, le jazz, en 1918.

Nous nous sommes répartis différents chapitres par groupes qui sont : les origines du Jazz, sa réception face aux différents publics ; jazz et mouvements artistiques ;  jazz et Première Guerre mondiale : des musiciens au front ; jazz : facteur d’intégration des Afro-américains ? ; le jazz et alors ? Impact des musiciens et des publics sur la ségrégation.

Première rencontre avec les intervenants

François Hébert et Olivier Strauss (photographiés ci-dessous) qui sont scénaristes, nous ont diffusé des courts-métrages afin de nous montrer différents types de cadrage : “L’arrivée d’un train à la Ciotat” (image ci-dessous), 1895, Frères Lumière ;  « Voyage dans la lune », Méliès, 1902 ; « Lettre de Sibérie », Chris Marker ;  « L’homme à la caméra », Dziga Vertov ; “La sortie de l’usine Lumière à Lyon”, 1895, Frères Lumière

A l’interrogation : quelle est la différence entre documentaire et reportage, documentaire et la  fiction ?, les éléments de réponse sont les suivants : on ne peut pas écrire de scénario pour un documentaire contrairement à la fiction ; le reportage est une forme de récit journalistique qui privilégie le témoignage direct, le reportage est d’abord un compte rendu d’événements auxquels assiste le journaliste sur le terrain. ; il y a une subjectivité du documentaire contrairement au reportage.  Le jeu avec les images va induire un regard personnel sur le sujet.

Les intervenants nous ont également projeté leur film documentaire « Réponse au brouillard » (la photographie en une en est tirée). Pour eux, il s’agissait de saisir un temps du réel, à l’image des Frères Lumière :  » Poser la caméra et la Laisser tourner…  L’écriture s’est faite après », précisent-ils.

Mon avis

J’ai particulièrement aimé la présentation de leur film car ils nous détaillaient certains critères qui pourraient assurément nous aider à avancer dans notre projet de documentaire : la manière dont ils cadraient leur image, les idées qu’ils ont eues afin d’arriver à la fin de leur projet, ce qui leur permettait d’avancer. Il nous ont beaucoup apporté. Pour ce qui en est du ressenti de la classe, certains ont surtout aimé la découverte du sujet et la passion que les scénaristes montrent pour leur sujet, ça se voyait qu’ils aiment ce qu’ils font, d’autres ont aimé le retour dans le passé avec les vidéos du train a la Ciotat par exemple. A chacun sa préférence…

Le Guyader Laurine, AP presse.