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Mardi, 19 collégiens ont remonté l’histoire et se sont mis en scène, au bois de Coat Malouen, grâce au réalisateur du film sur le réseau Shelburn, Nicolas Guillou.

Percevoir l’histoire autrement, en endossant le rôle d’un des protagonistes. Dix-neuf élèves, en classe bilingue breton du collège Notre-Dame, l’ont fait, mardi, dans le bois de Coat Malouen, lieu phare de la Résistance costarmoricaine. Ils ont participé au tournage du film de Nicolas Guillou sur le réseau Shelburn, produit par l’association Les Mémoires de l’histoire, basée à Plouha.

Après avoir visité le musée, le cinéaste leur a présenté, avec quelques images du film, l’histoire du réseau Shelburn, servant à rapatrier les pilotes et parachutistes alliés en Angleterre. « Nous avons réalisé une des dernières scènes à la cascade, lieu de bivouac du maquis, samedi dernier. »

Une approche des métiers du cinéma expliqué aux enfants « surtout quand le sujet relate la réalité historique, il y faut de la rigueur scientifique, trouver la méthode tout en donnant une accessibilité au spectateur ».

D’abord scénaristes…

Pour concrétiser toutes les informations assimilées, Nicolas Guillou leur a demandé d’écrire un scénario, sur le sujet du maquis. Un travail réalisé avec son aide pendant quarante-cinq minutes pour savoir « comment écrire une histoire sur une histoire, concevoir quelques plans de scènes qu’ils avaient imaginés à partir des informations sur le maquis, puisées dans l’exposition du musée ». Une performance qui a donné un récit vivant et réaliste, qu’ils ont pu mettre en scène l’après-midi.

… puis cinéastes

Avec l’équipe technique suivant Nicolas Guillou depuis quatre ans, pour réaliser son film, les jeunes, habillés comme des maquisards par la costumière, se sont déplacés dans le bois du maquis, auprès de la cascade où se sont déroulés les combats.

Avec des caméras, micros, décors déjà installés pour son film, Nicolas Guillou a permis à chaque collégien de trouver sa place et d’exercer, durant un jour, un des métiers du cinéma. Ils ont filmé leur histoire racontant l’arrivée, au maquis, d’un blessé. Les résistants l’accueillent, sans se rendre compte de sa traîtrise. Une fois leur garde baissée, ils se font attaquer par les Allemands.

Ce jeu de rôle, écrit en français avec des dialogues en breton, leur a permis de devenir acteurs, réalisateur ou assistant, preneur de son, sous la houlette, la patience, la gentillesse et la pédagogie du réalisateur et de son équipe.

Une expérience « inoubliable. Nous sommes étonnés du temps qu’il faut pour mettre en scène et réaliser quelques minutes de film et de la précision qu’il faut », racontent les jeunes. « On aimerait pouvoir revenir demain. » Souhait partagé par les 800 jeunes ayant eu la chance de vivre ces moments rares avec l’équipe du tournage, depuis quatre ans.

Ouest France