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L’une des explications de l’essor du collège Saint-Dominique tient, selon son directeur, « à la proximité ainsi qu’au climat familial et sécurisant ». (Photo d’archives 2018 Le Télégramme)

Les chiffres fournis par l’Éducation nationale sont instructifs à plus d’un titre. Premier constat : sur ces 24 dernières années, de 1994 à 2017, on constate une baisse globale des effectifs dans les collèges et les lycées du pays de Guingamp, publics et privés confondus. À cette nuance près, importante, que les lycées de Kernilien (Plouisy) et du Restmeur (Pabu) ne sont pas pris en compte, car ils sont rattachés au ministère de l’Agriculture.

L’analyse se limitera donc aux sept établissements scolaires du second degré de l’agglomération guingampaise, six à Guingamp et un à Grâces. Trois collèges et quatre lycées. Quatre établissements publics et trois privés. En 1994, l’effectif total était de 4 273 élèves, il est tombé à 4 031 en 2017, soit une perte de 242 élèves en 24 ans, autrement dit, une baisse de 5,66 %. Et cette baisse se constate aussi bien dans les collèges (-6,63 %) que dans les lycées (-5,04 %).

Le public à la peine

Certes, les effectifs dans les collèges privés sont en progression sur la période (+ 126 élèves) mais cette hausse ne suffit pas à compenser la baisse dans le public (- 237 élèves). On ne peut donc pas à proprement parler d’effet de « vases communicants ». Ou, du moins, ce n’est pas l’unique explication. Et, qu’ils soient publics ou privés, les lycées sont confrontés à une même baisse de leurs effectifs.

La baisse des effectifs est générale, plus ou moins importante. Comme c’est le cas, par exemple, au collège Albert-Camus. L’établissement public gracieux a, lors de ces 24 années, perdu 198 élèves, soit une baisse de 34 %.

L’exception du collège Saint-Do

Situation inverse, cependant, au collège Saint-Dominique, qui dépend du lycée Notre-Dame. Entre 1994 et 2017, cet établissement privé a accueilli 126 élèves supplémentaires, passant d’un effectif de 485 à 611 collégiens. Soit une augmentation de 25,98 %. L’effectif grimpant même à 655 élèves cette année. L’une des principales explications : « Le collège est coupé en deux avec un site réservé aux sixièmes et cinquièmes. La proximité ainsi que le climat familial et sécurisant ont intéressé les familles. Il y a ainsi une bonne transition entre le primaire et le collège. Cela peut paraître prétentieux de dire ça, mais c’est le retour que nous font les familles », explique Guy Robin, le directeur adjoint du collège-lycée Notre-Dame et responsable du collège.

Autre argument en sa faveur, « le contexte de collège-lycée, poursuit ce dernier. On entre à Saint-Do avec la possibilité de mener un cursus de neuf ans sur le même site. Il y a une verticalité mise en place avec le lycée et le post-bac ».

 

Le télegramme 10/12/2018