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Au lycée Notre-Dame, chaque semaine, Pauline Martin dispense des cours de chinois aux élèves ayant choisi cette option. Ils ont la chance de pouvoir profiter d’une assistante, Xing Ke. En avril, ils partiront en Chine.

Tous les lundis et les vendredis, une quinzaine d’élèves de première assistent à une leçon de chinois. En entrant, ils saluent leur lao shi–le professeur, en mandarin- qui leur répond d’un ni men hao-bonjour. C’est avec rigueur, mais enthousiasme, que se déroule la séance. En effet, la difficulté de cette langue, qui ne ressemble en rien au français, oblige ce sérieux : il y existe près de 50 000 caractères différents, et la prononciation réserve bien des subtilités. « C’est très difficile, mais c’est intéressant » témoigne Anaïs, en première L, qui suit l’option depuis la seconde. « C’est de m’ouvrir à une nouvelle culture et à une nouvelle langue qui m’a poussée à m’inscrire».

Un climat sibérien

Les lycéens profitent aussi d’une assistante, Xing Ke. La jeune femme, originaire du nord de la Chine, y suit des études de français. « J’aime beaucoup la France, pour son cinéma, j’ai vu Le Grand Bleu, Léon… Et pour sa romance ! » Cette passionnée de la culture tricolore a décidé d’en faire son projet professionnel. « J’étudie le français à l’université depuis quatre ans. Je trouve la prononciation de la langue très belle. Plus tard je veux enseigner le français » témoigne-t-elle, avec un français encore hésitant. « Mais c’est très difficile ! », en plaisante-t-elle, pour les chinois aussi, l’apprentissage d’une langue de l’autre bout du monde n’est pas évident. L’immersion totale, ici en France, lui apporte beaucoup. « Je participe à un programme, et j’ai besoin de cette expérience d’assistante pour passer un concours » nous explique-t-elle.

En juillet, elle retournera à Harbin, la ville d’où elle est originaire, pour poursuivre ses études. « Je viens de Harbin. C’est la capitale de la province la plus au nord de la Chine » à proximité de la Russie, la métropole connaît une météo sibérienne. «  Le climat est froid, on a de la neige dès octobre et pendant six mois ».

Des pains au chocolat

En avril, ce seront les élèves de première qui vont s’y rendre. Ils seront neuf à se joindre au groupe du lycée de Lannion. Le départ est prévu pour le 4 avril. « On va d’abord aller dans des familles à Tai’An, ensuite, à Pékin » détaille Finlay, élève de première scientifique. Cette ville est située dans la province du Shandong,  à proximité de la mer de Chine orientale. Sur place, de nombreuses activités sont au programme, comme l’ascension d’une montagne de 7000 marches, ou encore une ballade sur la muraille de Chine…

Mais le montant du voyage est plutôt élevé. Alors, pour le financer, les élèves et leur professeur ont mis en place de quoi y contribuer. Dans la période de noël, la vente de chocolat a été plutôt fructueuse, certains élèves ont pu réaliser une marge non négligeable. Chaque vendredi, les élèves partant vendent des pains au chocolat frais, achetés le matin à la boulangerie de Lannion.

Léon Rannou, AL, AP presse.