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En seconde 3, Ilann, Vianney et Laurie se portent volontaires pour animer le débat. « Félicitations » sussure Hugo ! Le thème : y-a t’il une alternative au tout-voiture ? Après un léger brouhaha gêné, Vianney demande : « Bon alors, comment limiter les nuisances de la circulation en ville ? » « On peut pas ! » tempête Hugo. Pourquoi  ? « Parce-que la ville durable entière n’existe pas ! Parce-que ça répond à un besoin ». « On pourrait interdire le klaxon ? » propose Elisa, sauf que celui-ci a un rôle important : prévenir du danger et non permettre aux chauffards excédés de se défouler… Margaux avance : « limitons la vitesse ce qui diminuera le bruit ». « Développons le libre-service des vélos » propose Lou-Ann, « le tramway » selon Laurine qui ajoute : « il faut imposer des voitures hybrides ou électriques ».

La solution : des véhicules propres ? Sauf qu’il y a une autonomie restreinte et que ça coûte cher. Laurie souligne l’intérêt des agro-carburants. « Ce n’est pas illégal ? » interroge Yuna. Il est vrai qu’avec les émeutes de la faim de 2008, on a pu constater le dilemme entre produire pour rouler ou pour manger. Alors, des transports en commun. Oui, mais à Guingamp, des bus roulent à vide…

« Il y a toujours des blocages, car pour chaque décision, il y a trop de conséquences » déplore Hugo. « Faisons un vote, un référendum » imagine Ilann : « Oui ou non pour l’huile de friture dans nos voitures ? » Certes, mais avec une huile issue du recyclage s’accorde la classe.

« Qui voudra une voiture à sa majorité ? » demande la professeure. Tout le monde lève la main… « Mais bon, cela dépend du lieu d’habitation, des revenus » précise Hugo. « Paradoxalement, c’est à Paris qu’il y a le plus de transports en commun, mais aussi le plus de pollution » souligne Laurine. Il y a saturation, à cause du nombre d’habitants et de l’étalement urbain. « Installons des parkings en dehors de la ville » avance Hadrien. « Bonne idée » confirme Hugo, originaire de Nantes où la ville-centre est majoritairement piétonne, avec des vélos partagés et des lignes de tramway. Nous terminons sur cette image positive. D’ailleurs, sur la photo, la classe a le sourire !